Avertissement : Les personnnages de cette histoire qui se veut une suite fiction du dessin animé « Lady Georgie » ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de l’auteur du manga Mann Izawa. Bonne lecture, Nathalie.
La soirée de réhabilitation avait marqué profondément Georgie ; elle pleurait profondément. Elle avait renoncé ce soir-là à Lowell alors qu’elle aimait, et que lui ressentait les mêmes sentiments à son égard. Malgré la joie des retrouvailles avec son père, il lui semblait difficile de rester à Londres. Elle avait besoin de retourner dans son pays l’Australie. Elle avait aussi le souhait de rendre hommage à ses parents et de revoir le bon oncle Kévin, qui lui manquait tant. Elle décida donc de retourner en Australie. Abel et Arthur ne concevaient pas leur vie ailleurs que dans leur beau pays natal. Ils accompagnèrent donc Georgie. Ils voyageaient en première classe, chose inhabituelle pour un marin comme Abel ! Le Comte avait promis de venir un mois plus tard, le temps pour lui de régler les papiers de sa réhabilitation.
Sur le bateau, régnait la bonne humeur. Les deux garçons étaient heureux de retourner au pays. Georgie semblait avoir oublié sa mélancolie. Elle avait hâte de revoir les kangourous, les koalas et le beau soleil d’Australie qui lui manquaient tant. Abel était aux petits soins pour elle. Il avait d’ailleurs sympathisé avec le Commandant de bord et avait expliqué à Georgie tous les principes du commandement de bateau. C’était très intéressant. La perspective de l’Australie avait donné des ailes à nos trois amis. Cependant, la veille de l’arrivée, Georgie sortit sur le pont ; elle ne parvenait pas à retrouver le sommeil. Elle pleurait sans vraiment savoir pourquoi ; les émotions cachées pendant les 3 semaines de traversée remontaient à la surface et s’extériorisaient par ses pleurs. Abel, qui avait le sommeil léger depuis les événements de Londres avait entendu du bruit dans la cabine voisine et voulait vérifier que tout allait bien. Il se rendit donc sur le pont pour y faire un tour de reconnaissance. A son grand étonnement, il vit Georgie, pleurant sur le banc devant la proue du navire. Il ne l’avait jamais vu craquer et cela le remplissait d’émotion.
-« Georgie, dit-il d’une voix douce »
-« Abel ! »
-« J’ai entendu du bruit et je m’inquiétais alors je suis sorti. Que fais-tu là en pleine nuit ? ça ne va pas Georgie »
-« si, si , tout va bien …. Dit-elle précipitamment mais d’un ton peu convaincant
-« je t’ai pourtant entendu pleurer. Tiens, je te donne ma veste car je crois que tu as froid. »
A sa grande surprise, Georgie se blottit contre lui.
-« Oh, Abel, tu sais, je me sens si seule. »
Abel la serra contre elle, il avait si envie de la consoler. Ils restèrent ainsi un petit moment. Abel voulait que ce moment fût éternel, il resserra son étreinte. Il craignait que Georgie à ce moment -là le repousse. Mais Georgie ne bougeait pas, elle frissonnait. Alors, il posa ses lèvres sur les siennes.