Georgie et Laurent s’étaient installés à Lowood. C’était un petit paradis où régnait les charmes de la nature. La propriété, en altitude, offrait un magnifique panorama sur des prairies verdoyantes, qui au printemps, se couvraient de fleurs. C’était un lieu poétique, inspirant l’âme. Ils venaient d’avoir un deuxième fils qu’ils baptisèrent Andrew. La famille comptait quatre enfants ; deux jumelles, Sarah et Linda étaient arrivées dans la famille deux ans après la naissance d’Andrew. Georgie se formait petit à petit pour devenir infirmière. Le couple avait obtenu l’autorisation de la Reine d’ouvrir un dispensaire pour y accueillir des enfants orphelins.
Laurent devenu un chirurgien réputé était connu pour son dévouement et sa générosité. Il assumait de plus en plus de responsabilités en tant que Comte. Il finit au terme de dix ans de carrière à l’hôpital par se consacrer au dispensaire, qui n’avait cessé de s’agrandir, requérant toujours plus sa présence. Il avait ainsi plus de temps pour gérer ses affaires de Comte et pour décharger le père de Georgie des plus lourds dossiers.
Arthur et Maria étaient heureux en Ecosse. Le domaine était devenu important et employait une dizaine d’ouvriers. Ainsi Arthur avait-il plus de temps pour sa vie de famille puisque son temps de travail était essentiellement voué à la commercialisation des produits du domaine. Maria était devenue bonne couturière, Georgie ayant partagé avec elle sa passion. Elle prenait plaisir à réhabiliter la vieille demeure qu’ils occupaient en la décorant avec goût. Elle avait créé des gîtes où elle accueillait de nobles étrangers souhaitant visiter l’Ecosse. Elle s’occupait de leurs deux petits garçons James et Alban, qui ressemblaient à Arthur, aimant jouer au grand air.
Abel avait repris l’affaire de Mr Allen, parti en retraite. Ses affaires prospéraient. Il partait de longs mois en mer avec Betty, faisant découvrir le monde à ses enfants.
Tous les trois vivaient à présent en Angleterre et se réunissaient régulièrement. Ils étaient profondément attachés l’un à l’autre. Le Comte, bien que resté seul jouissait du bonheur d’être grand-père. Abel et Arthur le considéraient comme leur père ; il avait adopté les deux hommes. Rien ne pourrait jamais briser cet amour.
The End