Avertissement : Les personnnages de cette histoire qui se veut une suite du dessin animé « Georgie » ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de l’auteur du manga Mann Izawa. Bonne lecture, Nathalie.
De retour en Australie, Georgie s’était installée chez l’oncle Kévin pour lui rendre service. Il avait vieilli pendant son absence et il était heureux du retour de la jeune fille. Georgie n’oubliait pas tous les bienfaits du bon oncle Kévin, aussi avait-elle décidé de s’installer chez lui pour lui tenir compagnie. De son côté, Abel avait repris un travail d’armateur au port de Sydney. Il habitait à Sydney et avait retrouvé Betty sur le bateau de retour en Australie ; ils ne s’étaient plus quittés. Ils avaient des projets ensemble. Arthur s’affairait à remettre en état la ferme de ses parents et à effectuer des réparations chez l’oncle Kévin. Il correspondait avec Maria qui était devenue la protégée du comte Girard. Il veillait sur la fille de celui qui avait voulu ruiner sa vie, le tuer. Maria était pourtant si douce ; elle était innocente, entière et sincère. C’était une consolation pour le comte qui n’était pas seul. Il pourvoyait à ses études jusqu’à sa majorité. Maria apprenait les langues étrangères. Elle était une élève sérieuse, enthousiaste, discrète.
Georgie, de retour en Australie était allée rencontrer son amie Barbara. Elle l’avait invitée à partager un thé et les deux femmes avaient rapidement retrouvé leur complicité. Quand Barbara apprit que Georgie voulait toujours être couturière, elle lui proposa de devenir son assistante. C’est ainsi que Georgie emménagea dans la demeure de Barbara à Sydney pour être au plus près le temps de sa formation. Barbara prenait de l’âge et s’inquiétait de laisser son affaire ; elle était ravie de retrouver Georgie.
Georgie rencontra le fournisseur de tissu, Paul Winfield avec lequel travaillait Barbara. Il était le fils du duc de Winfield et était à la tête d’une entreprise d’import export spécialisé dans les tissus précieux. Georgie était comme une enfant quand elle découvrit le hangar dans lequel les tissus étaient exposés. Elle n’avait jamais vu autant de magnifiques étoffes de sa vie ! Cette réaction n’échappa point à Paul, qui en avait été amusé. Ainsi, leur rencontre s’était passée dans la bonne humeur et ils avaient beaucoup ri. Barbara s’aperçut que Georgie avait un goût très sûr en matière d’harmonie des couleurs ; elle avait toujours des idées originales qui rendait les pièces uniques. Alors, elle se rendait fréquemment seule à l’entrepôt pour choisir les étoffes. Elle était toujours accueillie avec enthousiasme par Paul. Peu à peu, ils devinrent amis. Ils commencèrent à se voir en dehors du contexte professionnel. Georgie était ravie de cette amitié ; elle se sentait bien en compagnie de Paul qui savait la faire rire. Avec lui, elle avait découvert le théâtre et commençait à s’intéresser à la littérature. Barbara sachant que Georgie n’avait reçu que peu d’instruction souhaitait que sa protégée puisse bénéficier de cours. Aussi avait-elle inscrit Georgie à des cours qui abordaient aussi bien la grammaire, l’orthographe, que la littérature et la musique. Georgie apprenait aussi le français car Barbara avait des clients français qui appréciait grandement que l’on parle leur langue. Georgie s’avérait être une très bonne élève ; elle aimait apprendre et chaque nouvelle chose était pour elle un émerveillement.
Peu à peu, Paul et Georgie s’étaient rapprochés. Paul qui ne concevait pas de mêler vie professionnelle et vie privée. Il était pourtant tombé sous le charme de Georgie. Georgie avait ouvert son cœur en partageant ses souvenirs d’enfance et ses retrouvailles avec son père. Elle lui avait partagé ses douleurs en apprenant que Mme Baker n’était pas sa mère, son odyssée sur le bateau l’emmenant à Londres et les péripéties vécues par son frère Arthur. Paul avait été très ému de son histoire et de tout ce qu’elle avait enduré. Elle s’était gardée de parler de Laurent. En fait, elle n’en parlait jamais et ne souhaitait plus y penser. Elle voulait reléguer tous ces événements dans le passé et se reconstruire. Elle travaillait beaucoup, elle mettait tout son cœur à l’étude. Ses pensées étaient effectivement orientées sur le travail. Elle avait trouvé son équilibre avec Barbara qui se comportait avec elle comme la mère qu’elle n’avait jamais eue. Les deux femmes étaient devenues inséparables. Georgie, cependant n’avait pas parlé à Barbara de sa relation avec Laurent. Elle avait honte au fond d’elle-même de s’être enfui avec lui et ensuite de l’avoir abandonné devant le domicile des Dangering. Et puis, Laurent était probablement marié avec Elise et elle ne se sentait plus le droit d’évoquer ce qu’ils avaient vécus, d’autant plus que leur relation avait débuté alors que Laurent était fiancé avec Elise.
Paul commençait à ressentir des sentiments profonds pour Georgie ; il savourait chaque moment passé avec elle et leur complicité ne faisait que grandir. Ce qui ne laissa pas Barbara indifférente. Un jour, elle lui dit en souriant : « Georgie, Paul et toi formez un très beau couple ; vous avez l’air de bien vous entendre. » Elle fut stupéfaite de la réaction virulente de Georgie « mais Paul et moi sommes amis, nous travaillons ensemble. ». Elle s’excusa, demandant à Georgie si tout allait bien. Elle avait en effet remarqué les sautes d’humeur fréquentes de Georgie qui ne lui ressemblaient en rien et cela l’inquiétait.