CHAPITRE 8 : RETOUR A LONDRES

Georgie arriva à Londres. Le Comte était si heureux de la retrouver. Il avait invité à dîner Dick et Emma et les Barnes qui se firent une joie d’entourer Georgie. Georgie eut un pincement au cœur lorsqu’elle vit qu’Emma était enceinte mais elle se retint. Elle était heureuse de revoir ses amis, ils lui avaient tous manqué. Georgie et le Comte qui n’avaient passé que peu de temps ensemble, et dans de tristes circonstances, apprenaient à se connaitre. Georgie fut émue de découvrir toutes les toiles peintes par sa mère, notamment celles qui la représentaient enfant. Sa mère devait la chérir ; les tableaux étaient magnifiques. Georgie avait demandé à son père de lui acheter le matériel nécessaire pour peindre. Elle souhaitait elle-aussi s’y mettre.  C’est ce qu’elle fit ; le Comte était impressionné par la dextérité de sa fille qui sans aucun cours croquait des paysages avec une facilité déconcertante. Tous les jours un précepteur venait donner à Georgie des cours en lettres et en italien. L’Italie était la patrie de Sophia et le Comte souhaitait que Georgie maîtrise la langue.  Elle était une bonne élève et progressait à grands pas.  Elle s’était prise de passion pour le théâtre ; son père grand amateur ne ratait quasiment aucune représentation du moment. Elle s’était mise à lire les œuvres théâtrales ; cela était une consolation pour elle. Les histoires lui permettaient d’oublier sa peine qui sommeillait dans le secret de son cœur.

Trois mois étaient passés depuis son retour. Elle demanda un jour au Comte si elle pouvait retravailler. Celui-ci fut d’abord interloqué par la question. Mais Georgie y tenait. Elle lui expliqua qu’elle ne pouvait plus ne rien faire, ayant toujours eu à travailler depuis sa plus tendre enfance. Le Comte était très ami avec Carla, une amie de Sophia, italienne elle-aussi qui était costumière. C’était une artiste qui travaillait pour les plus grands théâtres et opéras d’Europe. Il décida d’amener Georgie à son atelier. Elle fut fascinée par cet univers féérique qui la faisait rêver. Quand Carla proposa à Georgie de faire un essai, elle fut enchantée. L’essai se passa si bien que Georgie fut aussitôt engagée. Carla s’était rapidement attachée à la jeune fille qui ressemblait tant à sa mère, sa chère amie. 

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