CHAPITRE 3 : ENFIN SEULS

Abel était grisé par l’air humide de l’Australie, par les senteurs qu’il retrouvait. Georgie, sa Georgie qu’il aimait tant était dans ses bras, blottie contre lui. Georgie entendait les battements de cœur d’Abel, sentait la chaleur de son corps musclé contre le sien. Elle se sentait comme dans un cocon. Une fois encore, elle était profondément troublée par le désir qu’elle ressentait. Bientôt, Abel s’arrêta à l’endroit-même où il l’avait serré dans ses bras ce soir d’orage. Il l’aida à descendre de la selle.

-« Georgie, tu te rappelles de cet endroit ?

-« Oui, j’étais partie à ta recherche et pris dans l’orage, j’étais effrayée. Lorsque tu es arrivé, tu m’as rassuré. Mon cauchemar était fini. »

-« Ce n’est pas la même chose pour toi aujourd’hui ? tu sais, nous avons vécu un cauchemar, Dieu a permis que nous y survivions et nous voilà, ici, en ce lieu, et tout va bien.

-« Oh, Abel.

Il s’approcha d’elle, et se mit à l’embrasser avec passion. Elle répondit à ce baiser avec la même ardeur. C’était si bon. Elle avait oublié toutes ses appréhensions, se laissant porter dans les bras d’Abel. Abel s’arrêta, il savait qu’il devait se contenir, respecter Georgie. C’était difficile mais il parvenait à contrôler ses pulsions.

Georgie se dirigea vers la rivière, éclaboussant Abel. Abel, ne se laissait pas faire, il répliquait. Et ils riaient, c’était comme au bon vieux temps. Mais à présent, ils n’étaient plus ni frères, ni sœurs mais amoureux. Georgie se sentait libre, libéré d’un gros poids tandis qu’Abel laissait éclater la joie de se sentir aimer par celle qu’il n’avait cessé d’aimer. Ils se séchèrent au soleil avant de rentrer. Ils avaient décidé de ne rien dire jusqu’au lendemain où ils annonceraient la nouvelle lors du repas avec l’oncle Kévin. Avant de repartir, Abel prit doucement la main de Georgie, il lui demanda de l’épouser. Elle accepta ; elle réalisait à quel point Abel lui était cher. C’est grâce à lui qu’elle avait retrouvé son père. Il avait pris tous les risques pour libérer Arthur. Il était l’artisan de son bonheur. Elle en éprouvait une reconnaissance infinie. Et puis, il l’aimait, la connaissant si bien, qu’il devinait derrière chaque expression de son visage ce qu’elle pensait. Ils échangèrent encore un long baiser avant de rentrer, lovés l’un contre l’autre. 

Ils arrivèrent à la ferme. Arthur les accueillit. Il soupçonnait secrètement que quelque chose s’était passé entre les deux là

-« Je commençais à m’inquiéter. C’est aux heures là que vous rentrez ? »

-« Euh,, oui, nous voulions profiter de la campagne australienne. Nous n’avons pas vu le temps passer. Désolés. »

-« Oh, ça ne fait rien », répondit Arthur en riant. « J’imagine que vous avez bien profité de la campagne australienne »

Et ils rentrèrent. Abel et Georgie échangèrent un regard complice. La bonne humeur était revenue à table mais Arthur ne pouvait s’empêcher de les taquiner. Il avait réussi à faire rougir Georgie. Il savait au fond de lui-même que Cupidon avait frappé …

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