Entretien avec Yumiko Igarashi – partie 1

Quels souvenirs gardez-vous de votre travail sur Georgie ?

Y. Igarashi : Quand j’ai commencé à dessiner cette série pour sa publication dans le magazine, j’étais dans la tranche d’âge 30-39 ans. Incroyable ! Que le temps passe vite ! Je devais rendre mes planches toutes les deux semaines pour le magazine. Comme j’avais l’habitude de travailler pour des magazines mensuels, j’ai eu du mal à tenir ce rythme. Mais je dois quand même avouer que j’ai pris un grand plaisir à dessiner Georgie. Disons que j’ai eu plus de liberté pour dessiner pour les bimensuels que pour les les mensuels où je devais raccourcir l’histoire. Pour les lecteurs de Georgie, j’ai souvent pu réaliser de grands dessins sur une double page entière. Pour autant que je puisse en juger, je crois avoir atteint un haut niveau en matière de dessin sur cette série.

Avez-vous fait attention au choix des couleurs ? 

Y. Igarashi : Avant Georgie, j’utilisais surtout les couleurs primaires, le rouge, le bleu et le jaune, comme c’est le cas dans Candy Candy par exemple. En effet, la rédaction de l’époque me demandait de donner de l’impact en utilisant des couleurs vives. Par contre, je n’ai pas voulu utiliser les couleurs primaires pour Georgie mais plutôt des couleurs nuancées. J’ai pris plaisir à dessiner Georgie, destinée à des collégiennes et des lycéennes, en utilisant des couleurs différentes de celles que j’utilisais avant. 

Quelle a été la réaction des lectrices de l’époque ? 

Y. Igarashi : Il me semble que les lectrices ont sympathisé avec le dynamisme et le courage de Georgie, des qualités qui lui permettent de prendre son destin en main. Par ailleurs, la série comptait également un grand nombre de lecteurs masculins. Est-ce le côté un peu sexy de Georgie qui a attiré les lecteurs masculins ? (rires) C’est vrai que c’est ce que j’avais tenté d’exprimer à travers mes dessins. 

 Source : Georgie volume 1 éditions Tonkam

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